Après avoir transformé son éclairage public, la ville de Grenoble fait le bilan

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En septembre 2015, Grenoble signait avec Grenoble Lumière un contrat de Conception, Réalisation, Exploitation et Maintenance (CREM) pour prendre en charge l’éclairage publique de la ville. Le contrat s’est terminé fin décembre 2023, l’occasion pour la ville de faire le bilan.

De nouveaux lampadaires à LED

Car pendant ces huit années, une grande partie du parc des lampadaires, environ les trois quarts, a été changée. L’éclairage traditionnel a laissé la place à un éclairage LED, moins énergivore, entre autres avantages. « Ça nous permet de mieux régler notre éclairage pour éviter par exemple les trous noirs entre deux luminaires, de faire de très grosses énergies, ce qui n’est pas des moindres, en passant à une source LED« , explique Hélène Foucher, la responsable des éclairages publiques pour la mairie de Grenoble.

Autre nouveauté permise par ce nouveau système : la possibilité d’adapter la puissance de l’éclairage en fonction de l’heure. « On a un premier abaissement à 22h, puis un deuxième à minuit. On inverse à 5h, et on rééclaire totalement à 6h au moment où l’activité de la ville reprend« , explique Maud Tavel, l’adjointe à la tranquillité et à la sécurité publique à la mairie de Grenoble.

Des économies d’énergies

De quoi réduire encore un peu la consommation sur l’éclairage public : « On a réussi rien qu’avec cet abaissement à faire environ 10% d’économies. On pourra encore le faire là où c’est possible et en fonction de l’activité nocturne« , poursuit Maud Tavel. Ajouté à la faible consommation de ces lampes LED, la ville consomme désormais 5 GigaWatts/heure par an pour s’éclairer, contre 12,4 GWh il y a huit ans.

Le cours Berriat (gauche), est équipé des lampadaires à LED, tandis que le boulevard Gambetta (droite) est encore éclairé par l'ancienne version de lampadaires.
Le cours Berriat (gauche), est équipé des lampadaires à LED, tandis que le boulevard Gambetta (droite) est encore éclairé par l’ancienne version de lampadaires. © Radio FranceBastien Roques

Avec un effet notable sur la facture : faire fonctionner l’éclairage public à Grenoble coûte désormais 700.000€ par an contre un million auparavant. Dans le même temps, les investissements à l’année ont été multipliés par deux par rapport à 2015.

Encore un quart du parc à changer

Autre progrès dans cette rénovation, l’efficacité du service, avec un taux de panne qui chute d’entre 6 à 10 % avant 2015, à 0,4 % aujourd’hui selon les chiffres de la mairie. Par ailleurs, ce nouveau système a permis à la ville de réduire son nombre de lampadaires, passant de 19 400 à 17 040 points lumineux aujourd’hui. Un millier de ces luminaires fonctionnent avec une détection de présence.

En rouge, les lampadaires déjà changés à Grenoble, en jaune, ceux qui doivent encore l'être.
En rouge, les lampadaires déjà changés à Grenoble, en jaune, ceux qui doivent encore l’être. © Radio FranceBastien Roques

Il reste encore un quart du parc à changer, des lampadaires situés pour l’essentiel dans le quartier Teisseire, et sur les grands boulevards, entre le pont de Catane et le stade des Alpes notamment, ainsi que sur la presqu’île. De l’aveu de la mairie, il est peu probable que tout cela soit achevé d’ici la fin du mandat municipal en 2026.

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